BOICOTTIAMO LA DANONE

NON COMPRIAMO I SUOI PRODOTTI

I SUOI BISCOTTI I SUOI YOGHURTS

 

 

RACCOGLIAMO COME SOCCORSO POPOLARE I MESSAGGI CHE CI VENGONO DA VARIE PARTI D’EUROPA PER SOSTENERE LA LOTTA DEGLI OPERAI FRANCESI DELLA DANONE,  CENTINAIA DI LICENZIAMENTI PER PRESERVARE L’ALTISSIMO TASSO DI PROFITTO.

 

IN BASSO TRASCRIVIAMO UNA SCHEDA  SUL GRUPPO DANONE PRESENTE NEL SITO FRANCE DE L’Humanite’

 

Messaggi:

Dal Pese Basco:

 

A PESAR DEL AUMENTO DE BENEFICIOS LA EMPRESA DANONE DESPIDE A SUS OBREROS DE LA FABRICA DE CALAIS. EN NOMBRE DEL INTERNACIONALISMO PROLETARIO ORGANIZEMOS EL BOICOT A DANONE.

 

 Dalla Francia


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Danone vire les salariés de l'usine LU de Calais pour préserver les profits de ses actionnaires (+17% de progression du bénéfice net des actions en  2000).

A l'appel des premiers concernés, les salariés de l'usine LU de Calais, boycottons les produits Danone.

Mais quels sont au juste ces produits ?

Voici la liste :

BISCUITS : LU, Pépito, Petit Ecolier, les Secrets de Pauline, Belin, Napolitain, Pim's, Captain choc, Chister, Prince, Ourson, Ressources blé
et
Ressources fruits.
EAUX : Volvic, Evian, Badoit, Salvetat, Arvie, Danone activ.
PRODUITS FRAIS : Taillefine, Fjord, Danone et fruits, Gervita, Charles
Gervais, Yoghourt nature, Crème de yaourt, Danone kid, Jockey, Danette,
Actimel, Velouté, Bio, Gervais aux fruits, Petits suisses aux fruits et Danone Snac.

Pour plus d'infos, les archives du site du journal l'Humanité sont
consultable à  la date du 2 avril 2001 notamment:
http://www.humanite.presse.fr/journal/archives.html

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Da L’Humanité 2 aprile 2001

 

 

02 Avril 2001 - POLITIQUE

Qui profite de Danone ?

· qui sert le " nouveau modèle de croissance " de Danone vanté par son PDG Franck Riboud ? · ses actionnaires sans aucun doute, qui ont pu jouir, au cours de l'année 2000 d'une progression de 17 % du bénéfice net de leurs actions alors que ces dernières passaient d'une valeur inférieure à 100 euros en 1997 à une valeur constamment supérieure à 140 euros depuis l'été 2000.

Qui possède le groupe ? La structure du capital se caractérise par son importante internationalisation : sur les 60 % détenus par des investisseurs institutionnels (banques, fonds de pensions, assurances), 18 % seulement sont français. Les Anglais sont très présents (13 %), mais aussi les Américains (11 %). Hors investisseurs institutionnels, la structure du capital se caractérise par le rôle significatif joué par les actionnaires individuels (18 %) et les actionnaires salariés de l'entreprises (9 %). Mais derrière Franck Riboud, qui détient plus de 100 000 actions, deux actionnaires membres du conseil d'administration jouent un rôle clé au sein du groupe : la banque Lazard et son patron Michel David-Weil, à travers sa holding Eurafrance, mais également la puissante famille italienne Agnelli (Fiat), à travers ses sociétés Worms & Cie et Findim.

Jusqu'au 1er mars, Eurafrance possédait 6,6 % du capital. En ramenant sa participation à 4 % du capital, Michel David-Weil, un proche de Fanck Riboud, est passé sous le niveau de participation de la famille Agnelli, désormais premier actionnaire, à 6,52 %.

Cette recomposition a-t-elle déjà pesé sur les décisions prises par Franck Riboud ? Agnelli s'était fait remarquer dans une situation similaire pour avoir imposé ses vues sur les choix de Club Méditerranée. Quelles seront les conséquences sur la politique du groupe à l'avenir ? Dans un contexte de course à la rentabilité caractéristique de la gestion des groupes multinationaux, les résultats du groupe, apparemment spectaculaires, ne seraient pas suffisants pour satisfaire les attentes des grands argentiers. Un ordre de grandeur est donné par Nestlé, le grand concurrent de Danone. Le numéro un de l'agroalimentaire vient de surclasser le numéro deux (Danone) par la progression de ses bénéfices en 2000 : + 22 % contre + 5,7 %. Dans ce contexte, certains commentateurs vont désormais jusqu'à analyser la situation de Franck Riboud comme " délicate ". Tous ces éléments ne sont pas, à coup sûr, sans rapport avec le plan de restructuration de la branche biscuits, officiellement présenté comme un " projet de réorganisation industrielle pour la sauvegarde de la compétitivité en Europe " et officieusement mis en place pour " améliorer la rentabilité " du pôle.

David Bornstein